Le bilan d'une édition responsable

Faire le bilan d'un projet d’édition responsable permet de s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue et de valoriser le projet dans un cadre plus large de sensibilisation par la preuve.

Evaluer la démarche d'éco-conception

Evaluer la démarche d'éco-conception

Dans une démarche d’amélioration continue, vous pouvez évaluer la démarche d'éco-conception du support imprimé, du choix des matières premières à la gestion de sa fin de vie.

Vous pouvez d’ailleurs offrir une seconde vie à votre support imprimé en veillant à recycler les documents non utilisés, voire en réutilisant les supports souples imprimés : banderoles et bâches peuvent ainsi être revalorisées en sacs, pochettes ou autres accessoires !

Réglementation : La filière REP des papiers graphiques

 

Dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur, les donneurs d’ordre et les metteurs sur le marché émettant plus de 5 tonnes cumulées par an d’imprimés papiers, à l’exception des livres, à destination des utilisateurs finaux qui produisent des déchets ménagers et assimilés doivent déclarer les tonnages de papier émis auprès de leur éco-organisme.

Ces tonnages sont soumis à une éco-contribution modulée en fonction de leur niveau d’écoconception.

Les éco-contributions perçues sont utilisées pour l’organisation de la collecte, du tri et du recyclage des papiers, ainsi que pour l’accompagnement des producteurs à l’écoconception.

Actuellement, CITEO est l’unique éco-organisme agréé par les pouvoirs publics pour la filière REP des papiers graphiques.

Communiquer sur la démarche d'éco-conception

Communiquer sur la démarche d'éco-conception

L’idée qu’un document imprimé n’est « pas écologique » est encore largement répandue. Il est donc nécessaire d’expliquer que vous avez adopté une démarche d’éco-conception de votre support, qu’il a été conçu pour réduire ses impacts environnementaux et que certains leviers reposent sur le lecteur (lire, prêter, déposer dans le bon bac). 

Pour signer vos imprimés et garantir la crédibilité du message, il importe que vos déclarations environnementales soient exactes, précises et vérifiables.

Il n’existe pas de déclaration environnementale universelle, mais uniquement des déclarations ‘‘sur mesure’’, conformes à la réalité de chaque projet.

Vous pouvez donc :

  • Mentionner le papier, les encres, la certification de l’imprimeur, les logos des éco-labels des matériaux utilisés. Pour les marques FSC (bois issu de forêts bien gérées) et PEFC (bois issu de forêts gérées durablement), vous devez impérativement indiquer le numéro de chaîne de contrôle de votre agence de communication ou de votre imprimeur. À défaut, vous pourrez simplement mentionner « document imprimé sur du papier issu de forêt gérée durablement ».
  • Donner des informations claires, compréhensibles, précises et rigoureuses, correspondant à un véritable avantage écologique. Exemple : « Document imprimé par une entreprise Imprim’vert qui garantit la gestion des déchets dangereux dans les filières agréées ».
  • Ne pas utiliser de termes vagues ou inappropriés (« papier écologique ») et ne jamais faire apparaître un label s’il n’est pas officiellement décerné.

Le recyclage constitue le dernier maillon pour que cette boucle vertueuse puisse se perpétuer. Tout l’enjeu est donc de sensibiliser les utilisateurs aux bons gestes de tri, en :

  • en indiquant que le papier est recyclable ;

  • en apposant le logo Triman et l’info-tri ;

  • en sensibilisant à l’impression recto-verso sur une version numérique écoconçue.