Numérique et éco-communicant

Adopter les réflexes métiers

Adopter les réflexes métiers

Une approche globale d'écoconception permet d'approfondir chaque thématique et d'identifier les leviers d'actions les plus pertinents :

  • Conception : focalisez-vous sur les besoins réels des utilisateurs, évitez les fonctionnalités inutiles ainsi que le déclenchement automatique des vidéos incluses dans les sites.
     
  • Production d'un site web : limitez le poids du site en optimisant la taille des fichiers, limitez le recours aux plug-in (gourmands en mémoire et en ressources), prévoyez des contenus agréables à lire à l'écran.
     
  • Production d'une campagne e-mailing : assurez-vous que le caractère commercial et l'émetteur du message soient immédiatement identifiiables, limitez le poids des e-mails et prévoyez un lien de désinscription.
     
  • Diffusion : choisissez un hébergeur qui optimise l'efficacité énergétique de ses serveurs et utilise une énergie verte, prévoyez des règles de modération, évitez les doublons dans vos listes de diffusion, refusez les techniques de diffusion telles que le référencement abusif.

Les bonnes pratiques pour l'éco-communicant

Les bonnes pratiques pour l'éco-communicant

En tant que communicant responsable, soyez d’abord attentif à l’évolution des idées reçues. En voici quelques exemples :
 

Le numérique a moins d'impact environnemental que le papier. Ce n'est pas toujours le cas. Le numérique n'est pas une industrie immatérielle : l'extraction des ressources et leur trasformation en composants électroniques représentent la première source d'impacts environnementaux, suivies par les pollutions associées à la fin de vie.  Voir la rubrique Digital responsable > TIC : comprendre les impacts environnementaux)
 

La dématérialisation permet de réduire les consommations de papier. Ce n’est pas systématique et il faut être conscient des transferts de pollution : les impacts du papier et des octets sont différents et un support n'est pas systématiquement moins impactant que l'autre.
 

Le commerce en ligne permet d'économiser de l'énergie et de réduire l'empreinte carbone. C'est vrai lors de la prise de commande en évitant les déplacements, surtout en milieu rural, mais son impact environnemental est globalement dégradé par le processus logistique, surtout lorsque les livraisons se font à domocile et dans des délais courts (24h ou même 1h). Dans la mesure du possible, privilégiez les points relais et les délais de livraison standards.
 

Les data centers sont la principale source d'impacts du digital. C’est faux. En 2019, ils représentent 25% des impacts du numérique monidal, loin derrière les terminaux des utilisateurs (47%) et les infrastructures réseaux (28%).

Les bonnes pratiques individuelles

Les bonnes pratiques individuelles

En adoptant des gestes éco-responsables pour l’usage des logiciels et services, vous pouvez contribuer fortement à la réduction de l’empreinte environnementale des TIC :

  • Limitez votre taux d'équipement et allongez leur durée de vie.
     
  • Moins de mails : réduire de 10 % l’envoi de courriels incluant systématiquement 2 collègues au sein d’une entreprise de 100 personnes permet un gain d’environ 1 tonne équivalent CO2 sur l’année, soit environ 1 aller-retour Paris/New-York.
     
  • Moins de stockage : nettoyez régulièrement le Cloud et vos boîtes mails afin d’éviter une consommation énergétique inutile des serveurs.
     
  • Moins d’impressions : imprimez systématiquement en noir et blanc et recto-verso et uniquement lorsque c’est indispensable.
     
  • Des requêtes Web ciblées : réduisez le nombre de pages consultées en utilisant des mots clés précis lors d’une recherche via un moteur de recherche et saisissez directement l’adresse dans la barre de navigation lorsque que vous connaissez le site Internet (chacun de ces usages permet un gain de 5kg équivalent CO2 par an, soit 40 km parcourus en voiture).
     
  • Eteignez vos écrans et ordinateurs en quittant votre bureau.